Le Centre d'analyse des opérations et déclarations financières du Canada (CANAFE) a imposé des sanctions à la Banque des Premières Nations du Canada (FNBC) (numéro $601 139,80) pour cinq infractions distinctes à la Loi sur le blanchiment d'argent (LBA). Ces infractions ont été découvertes lors d'un examen de conformité du CANAFE. La FNBC est une banque à charte canadienne établie à Saskatoon, spécialisée dans la prestation de services financiers aux communautés autochtones.
Selon le Service canadien de renseignements criminels (SCRC), entre 17 et 113 milliards de livres sterling sont blanchis au Canada chaque année. Le pays est assujetti à son régime de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement des activités terroristes (LRBC/LFAT). Dans le cadre de ce régime, 13 partenaires fédéraux, dont le CANAFE, le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF), collaborent pour lutter contre la criminalité nationale et transnationale.

Détails de l'affaire de l'amende infligée à une banque canadienne et conclusions de CANAFE
Sous le régime, le Loi sur le blanchiment d'argent et le financement des activités terroristes (RPCFAT) La Loi canadienne sur le blanchiment d'argent (LCBA) est la principale loi canadienne en matière de lutte contre le blanchiment d'argent, sous la surveillance du CANAFE. Selon le CANAFE, la FNBC a enfreint cinq règles de la LRPCFAT, ce qui a donné lieu à des mesures d'application de la loi. Parmi ces violations, une est qualifiée d'infraction “ très grave ”, trois constituent des manquements “ graves ” et la dernière constitue une faiblesse “ mineure ”.
Le régime canadien de lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme fonctionne selon trois piliers interdépendants: politique et coordination, prévention et détection, et enfin, enquête, poursuites et perturbation.
L'atteinte “ très grave ” concernait l'identification et la déclaration inadéquates des opérations suspectes par la FNBC. Parmi les dossiers examinés par le CANAFE, le dossier 31% concernait des opérations pour lesquelles aucune déclaration d'opérations suspectes n'avait été soumise malgré des motifs raisonnables de soupçonner une activité suspecte. Cette infraction a révélé des lacunes critiques dans les procédures de la FNBC. LBA des contrôles, permettant potentiellement l’envoi et la réception de transactions suspectes via leurs services.
Plus précisément, la FNBC n’a pas mené d’enquêtes supplémentaires sur les scénarios dans lesquels les transactions des clients étaient incompatibles avec leur situation financière, où les transactions étaient structurées pour éviter de signaler des alertes de seuil et où il y avait des preuves de malhonnêteté de la part des clients.
Le CANAFE travaille avec les entreprises pour les aider comprendre et se conformer avec leurs obligations.
En ce qui concerne les violations jugées “ graves ”, le CANAFE a constaté plusieurs lacunes. Premièrement, la FNBC n'a pas tenu ses politiques de conformité à jour avec l'évolution de la législation. De plus, ces politiques n'ont pas été approuvées par un cadre supérieur, comme l'exige la LRPCFAT. Deuxièmement, la banque ne disposait pas d'évaluations rigoureuses des risques liés à la clientèle. Troisièmement, la FNBC n'a pas mis en place de surveillance continue pour les clients à risque élevé. Dans sa dernière violation, le CANAFE a relevé cinq cas où la FNBC n'avait pas évalué les cotes de risque des clients ni tenu à jour ses renseignements.
La sanction infligée à la FNBC illustre une tendance plus générale des autorités de réglementation canadiennes à intensifier leurs mesures de répression des manquements à la lutte contre le blanchiment d'argent. Plus particulièrement, cette semaine, le ministre des Finances du Canada, François-Philippe Champagne, a annoncé un plan ambitieux visant à mettre en place une stratégie nationale de lutte contre la fraude, ainsi qu'une nouvelle agence de lutte contre la criminalité financière, afin de renforcer la capacité du pays à lutter contre les crimes financiers complexes.
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